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Fiscalité

Majoration de 40 % du fisc : comment la contester

Mis à jour le 23 juin 20265 min de lecture

Recevoir une proposition de rectification est déjà désagréable ; la voir assortie d'une majoration de 40 % l'est encore plus. Cette majoration, prévue pour les manquements délibérés, n'est pas automatique : elle suppose que l'administration démontre votre volonté d'éluder l'impôt. Une simple erreur de bonne foi ne la justifie pas.

Ce que recouvre le manquement délibéré

La majoration de 40 % sanctionne le manquement délibéré, c'est-à-dire le caractère intentionnel de l'inexactitude ou de l'omission. Elle se distingue de l'erreur de bonne foi, qui ne donne lieu, au plus, qu'à un intérêt de retard.

La nuance est essentielle, car c'est elle qui sépare une régularisation ordinaire d'une sanction lourde.

La preuve de l'intention incombe à l'administration

C'est à l'administration de démontrer le caractère délibéré du manquement, et non à vous de prouver votre bonne foi. Si elle ne rapporte pas cette preuve, la majoration doit être abandonnée et seul l'intérêt de retard peut éventuellement subsister.

Votre réclamation doit donc exposer les circonstances de l'erreur (oubli, erreur de saisie, difficulté d'interprétation) qui en excluent le caractère intentionnel.

Réclamer dans les délais et demander le sursis

La réclamation se forme dans le délai légal, en principe jusqu'au 31 décembre de l'année suivant la mise en recouvrement. Vous pouvez l'assortir d'une demande de sursis de paiement : elle suspend l'exigibilité des sommes contestées jusqu'à la décision et fait obstacle aux poursuites.

À défaut de réponse dans un délai de six mois, le silence vaut rejet et ouvre la voie du tribunal compétent ; le conciliateur fiscal départemental peut aussi être sollicité en amont.

Une majoration de 40 % n'est due que si l'intention est prouvée. OttyDoc génère votre réclamation, prête à votre nom, avec l'argument de la bonne foi et la demande de sursis de paiement.

Sources officielles

Liens vers les textes et fiches officiels de l'administration française. Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.

Un modèle de cette lettre, à remplir vous-même, existe dans le catalogue : voir le modèle.