Contrats
Travaux mal faits ou inachevés : mise en demeure et recours contre un artisan
Un artisan qui livre un travail non conforme, abandonne le chantier, ou refuse de reprendre les malfaçons engage sa responsabilité contractuelle. La mise en demeure est le premier levier pour obtenir réparation.
Ce que vous pouvez exiger
Vous pouvez demander la reprise des travaux défectueux, l'achèvement des prestations inachevées, ou, si le défaut est irréparable ou si l'artisan refuse d'intervenir, la résolution du contrat et le remboursement des acomptes versés. Des dommages-intérêts peuvent s'y ajouter si vous avez subi un préjudice supplémentaire (locations de remplacement, stockage de mobilier).
La mise en demeure comme préalable obligatoire
Avant toute résolution du contrat ou action en justice, vous devez mettre en demeure l'artisan par lettre recommandée en lui accordant un délai raisonnable pour s'exécuter. Ce délai déclenche les intérêts moratoires et constitue le point de départ de votre action judiciaire éventuelle. Joignez un état photographique des malfaçons.
Si l'artisan ne répond pas dans le délai imparti, vous pouvez faire réaliser les travaux par un autre professionnel et lui en réclamer le coût, ou saisir le médiateur de la consommation de son secteur avant d'aller au tribunal.
La mise en demeure bien rédigée suffit souvent à déclencher une réaction de l'artisan. OttyDoc génère votre courrier avec les références légales exactes.
Sources officielles
- Légifrance : code civil, art. 1224 (résolution du contrat pour inexécution : clause résolutoire, notification du créancier ou décision de justice)
- Légifrance : code civil, art. 1231-6 (intérêts moratoires dus en cas de retard de paiement, à compter de la mise en demeure)
Liens vers les textes et fiches officiels de l'administration française. Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.
Un modèle de cette lettre, à remplir vous-même, existe dans le catalogue : voir le modèle.
